L'histoire !

Lecteur toi qui découvre ces premiers mots, bienvenue dans le récit de ma vie, lorsqu’elle était trépidante et pleine de surprises.

Mais peut-être devrais-je commencer par le début et me présenter. Je suis Maxifélien Dustérus, né en 3534 sur .. mais cela que d’importance et puis si tu as choisi ce cube de lecture, c’est que tu me connais déjà sûrement un peu.

Et puis je sais pourquoi tu as lancé ce cube, plutôt qu’un autre. Tu veux que je te raconte comment je suis devenu l’homme que l’on connais à travers la galaxie, celui qui fut appeler le dernier médecin et qui a été traité aussi souvent de fou que de génie.

Très bien, alors avant de te raconter les choses par le menu, je vais satisfaire ta curiosité. Après tout, tu as déjà payé pour le cube de lecture, je ne vais pas en plus t’ennuyer tout de suite avec le récit détaillé de ma vie.

A une époque de ma vie, j’étais un bon à rien. Mes parents avaient des parts dans plusieurs sociétés d’exploitation minière d’astéroide et je profitais le plus possible d’être né dans une famille aisée. Bien entendu, je n’étais pas dénué de talent. Personne ne pouvait se faire mettre dehors d’un bar plus vite que moi. Et j’avais mes entrées dans tout les spatio-casinos et autres établissements louches. Je me cherchais avait coutume de dire ma bien aimée mère.

C’était l’époque béni du tout début de la conquête galactique. L’époque où des vagues entières de famille fuyaient les méga villes des planètes habitées. Un retour à la nature des gens ayant un peu d’argent, comme l’humanité en a connu tant et tant pendant son histoire.

Plaquer son boulot sans intérêt, jeter aux orties son appartement box dans une tour de quatre ou cinq cents étage, tout vendre, tout abandonner, s’acheter une barge d’exploration avec un moteur à saut unique, charger ses possessions, un télé-porteur mono cible et partir vers une planète, pour qu’elle devienne sa planète, devenir un colon, un vrai, retrouver du sens à sa vie.

Regarder les spots publicitaires du gouvernement galactique sur le sujet me confortait dans l’idée que j’étais bien plus intelligent que la plupart de mes compatriotes qui se laissaient berner par une belle image d’un homme ou d’une femme tout sourire. Bien entendu, il ou elle plantait toujours fièrement un drapeau de l’union galactique, au sommet d’une douce colline, un couché de soleil dans le dos.
Bien entendu, la vérité était moins rose. Les planètes ouvertes à la colonisation privée étaient sévèrement sélectionnées. Et seules les planètes à problèmes comme je les appelais étaient retenus. Le gouvernement galactique n’allait tout de même pas vous laisser acquérir pour vous tout seul un petit paradis. Non vous aviez droit aux planètes marécageuse, trop froide ou trop chaude, celle avec une faune un peu trop dangereuse, etc etc ..
Et puis bien entendu, la concession se limitait à une partie de la planète. De quoi se croire effectivement seul au monde, mais pas plus. Et bien entendu la concession était révocable à tout moment par le gouvernement.

Vous me trouvez bien informé ? Je ne vous cacherais pas qu’à un moment, j’ai caressé l’idée de me reconvertir dans l’exploration galactique. Mais avant de signer, je me suis renseigné. Et même pour ennuyer mes parents, je n’avais pas envie de me retrouver sur une planète ou j’aurais froid chaque jour de l’année et où des insectes géants ne rêveraient que d’une chose, me manger.

Ha mais je vous sens vous impatientez. Vous ne comprenez pas le lien entre tout mon blabla et ce que vous êtes venus chercher, l’histoire de mon succès. C’est pourtant lié.

Il se trouve qu’à un moment de cette période de ma vie, je dus subir un épisode de chance incroyable. Je dis subir parce que les gérants du spatio-casino où j’avais élu domicile à l’époque ne voulurent pas croire au fait que ce n’était que de la chance. Ils étaient persuadés que je n’étais qu’un tricheur.

Et je finis donc à l’infirmerie d’urgence automatisée de la station spatiale, avec comme on me l’avait promis quelques heures plus tôt, tout les os de mon corps brisés, au moins une fois.

Autant vous dire que je passais de longue semaines dans ma capsule de guérison, avec pour quasi seules distraction les programmes de divertissement galactique et l’appel quotidien de ma mère pour se lamenter sur son sort d’avoir un fils tel que moi.

Et un jour, cela me frappa. Mais comment faisait les colons, sur leur planètes hostiles, avec leur téléporteur mono-cible, dont la cible était le plus souvent une planète entrepôt pour pouvoir envoyer ou recevoir des marchandises ? Après tout sur une planète sans rien, le principe c’est qu’il n’y avait rien. Et combien de colons pensaient ou avaient les moyens d’amener une cellule de soin automatisée ?

J’étais sur de pouvoir me faire un paquet d’argent avec cette idée. Mais il allait me falloir des fonds pour mettre tout cela en place. J’étais sur que mon père saurait me donner l’argent nécessaire.

Comme je me trompais, il me rit au nez quand je lui demandé de financer mon projet. Je dois dire que ce n’étais pas vraiment le premier projet de business que je lui demandais de financer et que mes précédents projets avaient joué de malchance. Et l’argent avait fini dans le fond de mes verres ou sur les tapis verts des casinos….

Mais se faire casser tout les os du corps, cela fait réfléchir. Au moins pour trouver une solution facile permettant de gagner beaucoup d’argent, suffisamment pour ne plus risquer une telle mésaventure.

Maintenant, avec le recul de mon grand age, je dois bien avouer que ce fut la première fois que je n’abandonnais pas une idée à la première difficulté. Et je pense que mon défunt père en fut autant surpris que moi. Il continuait à trouver mon idée ridicule. Mais il me proposa une entente. Il me rachetait à leur prix réel les actions que lui et ma mère m’avaient cédé à ma majorité et si d’ici un an j’avais réussi à soigner un seul colon, si j’avais réussi à m’occuper victorieusement d’une seule jambe cassée, il me les revendraient pour 1 dollar galactique symbolique.

Sur de moi, j’acceptais immédiatement.

Mais mon père avait l’air bien trop content de lui lorsque quelques minutes plus tard l’argent été transféré sur mon compte et qu’il me souhaitait bonne chance pour ma guérison et mon projet.

Je compris bien vite pourquoi. Malgré le fait j’étais maintenant assis sur un joli pactole d’argent, je n’avais clairement pas assez pour acheter une cellule de soin automatisée. Largement pas assez. Mon père m’avait roulé.

Normalement, dans une telle situation, j’aurais haussé les épaules et je serais aller me saouler. Et je ne serais sorti du bar qu’une fois tout mon argent bu. Pour aller pleurer dans les jupes de ma mère.

Mais j’étais coincé dans une capsule de guérison. Et je n’avais pas d’alcool à disposition. Alors, je fis ce que mon père pensait que je ne ferrais jamais. Je creusais la question. Je réfléchis. Si bien que lorsque que je pus finalement sortir de ma prison médicale, j’étais en possession d’un vieux vaisseaux spatial mais avec un moteur fonctionnel et qui possédait un téléporteur permettant d’atteindre plusieurs centre de guérison automatisé. J’avais également investi dans un ancien robot médecine. Une espèce de demi-oeuf doté de deux bras à pince et qui se déplaçait en flottant dans l’air.

Et je pris donc l’espace, fier de moi et sur que j’allais remporter le défi de mon père. J’avais pourtant pensé à si peu de choses. Comment savoir que les colons avaient besoin de moi alors que la plupart n’avait pas de moyen de communication supra luminique ? Comment être sur place assez vite, même si les voyages ne prenaient que quelques jours. Et surtout, je pensais que les choses seraient facile, qu’il me suffirait d’arriver sur la planète et de téléporter la personne malade vers un hopital de soin automatisé. Je n’avais pas imaginé que les téléporteurs faisaient une vérification rapide de la santé de la personne à téléporter. Et que bien souvent, ils refusaient alors la téléportation.

Je dois dire que le robot médecine que je n’avais acheté que pour un effet de communication fut au final ce qui sauva mon projet. Ce fut grâce à son mode apprentissage que je fut capable d’apprendre , de comprendre et qu’au final je devins le dernier des médecins, des centaines d’années après la disparition du précédent médecin.

Et le défi de mon père ?

Est ce vraiment important de savoir si j’ai réussi à guérir mon premier patient avant ou après la fin de ma première année ? L’important c’est que j’ai réussi à le guérir non ?

Il me semble bien plus intéressant de vous raconter comment j’ai du gérer une épidémie d’une maladie autochtone ou alors mon premier accouchement. Qu’en pensez vous ?

Les dés utilisés

Alors, alors. Les dés que j’ai utilisé :

  • l'os cassé
  • le personnage qui plante un drapeau
  • la fusée / vaisseau spatial
  • le robot

4 dés sur 6, c'est pas mal je trouve

L'inspiration

Dans un TGV de Lyon vers Marseille. J'ai d'abord pensé à une histoire de colon de l'espace. Mais je ne trouvais pas d'idée pour les dées médicaux. C'est au final la jambe cassée qui a été la clé. Et j'ai eu la même interrogatoin que le héros. 'Mais comment ils font pour soigner une jambe cassée ?'

Et voilà, ça a donné l'histoire.

(petite dédicace, j'ais mis un casino spatial uniquement parce qu'il y a peu j'ai lu la VEDUT de @exirel qui parle d'un casino spatial )

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