L'histoire !

Histoire pour le lancé de dés d’avril 2018

Un 17 Juin.

Tout avait commencé le 17 juin. Un tout nouveau parc d’attraction allez ouvrir, à un jet de pierre de chez moi. Et j’avais réussi à faire partie des 400 personnes ayant décrochée une invitation pour participer à la pré ouverture, quatre jours avant l’ouverture officielle, le jour de la fête de la musique. J’étais excité comme une puce. J’adore les parcs d’attractions. Mon rédac-chef avait accepté l’idée de faire un papier sur celui-ci. Ce n’était pas si souvent que j’avais l’occasion d’aller m’amuser en pouvant prendre le boulot pour excuse.

Dés le début, je fus soufflé par les attractions. Le parc n’avait pas de thème précis mais se divisait en plusieurs univers. L’un de ces univers étaient celui de la conquête spatiale de la galaxie. Dans l’une des attractions, on devait enfiler une véritable combinaison spatiale et on devait effectuer des réparations sur un vaisseau spatial soit disant un mouvement. On était attaché par des cordes de sécurités, ça bougeait dans tout les sens, des jets d’eaux puissants nous tombaient dessus pour simuler les tempêtes solaires et les remous de l’espace. Sans oublier les lasers des vaisseaux extraterrestre qui nous frôlaient continuellement. Voir touchaient notre vaisseau l’un des membres de l’équipage n’était pas capable de les parer avec les petits boucliers du vaisseau qu’il fallait mettre sur la trajectoire des lasers. Du grand n’importe quoi scientifique, mais réparer le module de triphasage du moteur hyperespace pendant que l’équipage, dont le rôle était tenu par d’autre visiteurs, bloquaient les tirs de laser, ripostaient avec nos propre armes ou évitaient les astéroïdes, quel énorme moment.

Un autre univers du parc correspondaient aux films de zombies. On se baladait dans la rue d’une petite ville américaine reconstituée et les zombies attaquaient. Cette attraction faisait un grand usage de la réalité augmentée, la majorité des zombies n’étant présent que sur nos écrans. Mais quel frissons quand on se faisait saisir la cheville par ‘un zombie bien réel’. Je sortais de cette attraction, ce 17 Juin, quand ce 17 juin normal devint ‘Le 17 Juin’.

Tout d’abord je cru à une nouvelle attraction, un event, spécialement pour l’ouverture du Parc. Des gens, visiblement de faux visiteurs, convulsaient au sol avant de ne plus bouger du tout. Des silhouettes habillées de combinaisons anti maladies ou truc infectieux, comme dans les films quand il y a des pandémies étaient visible un peu partout. L’une d’elle s’approcha de moi ‘Monsieur, il y a eu une contamination biologique, vous devez me suivre, nous regroupons les survivants dans la salle du trône du château royal. ‘ Dans la salle du trône … vraiment parfait cet event.

Mais peu à peu je fus pris de doute. Les gens au sol, ne bougeaient plus du tout. Et ils avaient l’air vraiment mort. En passant près de l’un d’eux, je tentais de le pousser légèrement avec le pied, juste pour voir. Mais aucune réaction. Je commençais à prendre peur.

Je vis soudain un autre visiteur se mettre à courir vers la sortie. Sortie bloquée par deux blindés que je n’avais pas remarqué jusqu’alors. ‘Arrêtez vous. N’essayez pas de sortir ou nous devront utiliser la force. Dernier avertissement !! ‘ Mais la personne qui courrait n’arrêta pas. Et alors qu’elle se trouvait à 50 mètres de la sortie, quelqu’un tira. Et la silhouette s’effondra.

La panique devint générale. Les gens qui n’étaient pas déjà morts, au sols, devinrent fou. Se mirent à courir, à hurler, certains essayèrent de s’enfuir et finir fauché par les balles, comme la première personne ayant essayé.

Finalement nous fument tous rassemblés dans la salle du trône. Sur les 400 présents dans le parc , il ne restait plus que 100 personnes vivantes et le pourcentage de survivant était à peu prets le même concernant les salariés du parc. Ils n’était plus qu’une grosse vingtaine.

On nous expliqua qu’il y avait eu un accident ou un attentat, on ne savait pas. Et qu’une substance biologique hautement toxique avait été libéré dans le parc. Que la plupart des gens exposés étaient mort immédiatement, que nous, qui avions survécus, n’avions plus aucun risque de succomber mais qu’on devait nous faire des examens avant de nous laisser partir. Que tout allez bien se passer.

Depuis…

10 ans ont passé. Je n’ai jamais vu autant de stéthoscope que depuis que je suis enfermé dans ce parc d’attraction. De 126 nous ne sommes plus que 32. Les 94 autres sont morts. Majoritairement de suicide ou de tentative d’évasion. Les scientifiques qui nous ont étudiés se sont assez rapidement rendu compte que nous étions devenus porteurs sains de la cochonnerie qui nous étaient tombée dessus. Nous dûmes faire alors face à notre triste sort, nous ne serions libérés du parc que lorsqu’un traitement serait trouvé.

Les premières années furent presque supportable, j’avais élu domicile dans la grotte du vieux troll, a la limite entre l’univers medfan et les cratères lunaires. On nous livrait de la nourriture, nous étions a peu prés libre de faire ce que nous voulions dans le parc, il y avait de l’électricité et comme j’avais mon téléphone et mon portable, je voulais communiquer avec l’extérieur, raconter notre histoire, suivre l’histoire du monde. On apprit que finalement tout cela était du à une tentative de vol de secret industriel. Quelqu'un avait essayé de voler une substance chimique dangereuse d'un des laboratoires de recherche se trouvant à proximité. Et le drône transportant la substance en question s'était écrasé dans le Parc. Quel coup de pas de chance...

Mais il y a 4 ans, un d’entre nous a réussi à s’évader du parc. Au bilan, 535 personnes sont mortes pour simplement être passé à coté de lui. Au bout de 4h, il s’est lui même tiré une balle dans la tête, tuant sans le vouloir juste avant cela toutes les personnes se trouvant dans l’armurerie où il était entré pour en finir.

Pour la population et les autorités, ce fut un signal. Il fallait interdire qu’un tel événement se reproduise. Il y eu d’abord un couvre feu avec obligation de tous venir dormir dans la salle du trône. Puis les survivants furent menottés la nuit et nos déplacements furent limités à quelques bâtiments, les contrevenants risquaient, tout simplement de prendre une balle à vue.

C’est à ce moment là que j’ai décidé de « disparaître » dans le Parc. Depuis je vis en marge, utilisant ma connaissance des recoins et des passages secrets pour éviter les patrouilles des soldats en combinaisons. Je chaparde de la nourriture quand je le peux, rend visite aux derniers survivants et leur apporte des nouvelles du monde extérieur que je peux avoir grâce à mon téléphone.

Et aujourd’hui, c’est de nouveau un 17 juin. Et cela fait 10 ans que nous sommes là. Mais nous ne resterons pas dix ans de plus. Je n’ai rien dit aux autres, déjà bien assez déprimés, mais les scientifiques ont finis par jeter l’éponge. Aucun traitement n’est possible. Et la population au alentour n’a plus envie d’avoir peur.

De plus en plus de voix s’élèvent pour que l’on supprime tout simplement le danger. Depuis quelques semaines, les réseaux sociaux ne bruissent que de cela. Ce n’est pas la question de savoir si il faut ou pas nous supprimer. A non, cette question là fut régler bien rapidement. Les quelques personnes s’étant élevées contre cette solution ont subis un tel harcèlement que maintenant, elles se taisent. Non, la question que tout le monde se pose c’est de savoir quelle serait la méthode la plus humaine pour nous libérer de notre souffrance. En nous injectant une substance mortelle qu’on nous présenterait comme un traitement ? Ou en empoissonnant tout simplement notre nourriture. Ou bien en rasant simplement le parc à coup de bombe ? Voir cela a finit de réduire en miette ma foi en l’humanité. Et je ne sais pas si je ne vais pas publier une dernière fois un papier sur le net. Pour expliquer ce que je penses de mes concitoyens qui sont ainsi prêt à tous nous condamner.

Et peut-être qu’ensuite je trouverais le vieux passage que j’ai trouvé il y a cinq ans, lors d’une de mes explorations des sous sols du parc, et qui permet de rejoindre une galerie d’égout de la ville.

Ou peut-être que j’attendrais simplement avec les miens. Que j’attendrais que l‘on nous tue. Pour que les braves gens puissent dormir en paix.

Les dés utilisés

Les dés que j'ai utilisé :

  • une personne en combinaison anti-radiation ou anti-contamination
  • un stétoscope
  • un smiley malade avec plein de bouton (bon vous pouvez chipoter sur celui-là)
  • une main qui sort de terre
  • une ou un cosmonaute
  • une galaxie
  • une paire de menotte
  • une fusée ou un vaisseau spatial

L'inspiration

Quand j'ai fini par avoir un début d'idée pour ce lancé de dés, c'est le principe d'une maladie infectieuse qui est arrivée en premier dans mon esprit. Au début je pensais partir sur un récit en mode "perdu dans l'espace" ou tout films avec un vaisseau spatial et une catastrophe. Dans mon cas ça aurait été donc un virus inconnu ou autre. Et puis en creusant, j'ai finis par aboutir sur cette idée de parc d'attraction et de substance chimique tuant quasi tout le monde.

results matching ""

    No results matching ""